Urologie

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Une étude prometteuse sur le cancer de la prostate métastatique

L'association avec un traitement hormonal réduit de moitié le risque de progression

Étude internationale de phase III

Une nouvelle étude internationale de phase III (TALAPRO-3) présente des résultats encourageants pour les patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique hormono-sensible et présentant une anomalie dans un gène de réparation de l’ADN (gène HRR). Environ 30 % des patients atteints d’un cancer de la prostate avancé présentent une telle anomalie génétique. L’étude a été menée dans 266 hôpitaux et centres de recherche répartis dans 27 pays, dont plusieurs centres belges.

Résultats et survie

L’ajout du talazoparib au traitement hormonal standard a réduit le risque de progression de la maladie ou de décès d’environ 52 % par rapport aux soins standard seuls. Au bout de trois ans, plus de 75 % des patients du groupe talazoparib ne présentaient aucune progression de la maladie, contre un peu plus de la moitié dans le groupe témoin. La première analyse des taux de survie indique une tendance favorable pour le traitement combiné. Le suivi est toutefois toujours en cours, de sorte que les résultats définitifs en matière de survie ne sont attendus que plus tard.

Mécanisme d’action et effets indésirables

Le talazoparib fait partie des inhibiteurs de PARP, des médicaments qui exploitent une vulnérabilité des cellules cancéreuses. Cela empêche les cellules malignes de se régénérer correctement et provoque leur mort, tandis que les cellules saines sont en grande partie épargnées. Le traitement a été généralement bien toléré. L’effet indésirable le plus fréquent était une anémie due à une diminution du nombre de globules rouges, généralement bien gérable grâce à des ajustements posologiques et à un suivi rigoureux.

Un pas vers les soins personnalisés

Ces résultats constituent une avancée majeure vers une personnalisation accrue de la prise en charge du cancer de la prostate. En identifiant les caractéristiques génétiques de la tumeur, les médecins peuvent mieux déterminer quel traitement offre le plus d’avantages pour chaque patient pris individuellement. Selon le professeur Christof Vulsteke, ces résultats soulignent l’importance de la collaboration internationale pour adapter plus précisément les traitements aux caractéristiques biologiques de la tumeur.

Contribution belge

L’étude a été menée en collaboration avec le service d’études oncologiques de Maria Middelares, en étroite collaboration avec les services d’urologie et d’oncologie médicale. Les résultats ont été présentés lors du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) à Chicago et publiés simultanément dans *The New England Journal of Medicine*, une revue médicale de référence.

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